10/10/11/10

Ayé, j’ai signé ce midi, pendant la pause déjeuner.

Je commence le 10 Octobre 2011 à 10h00!

S’il était nécessaire d’avoir un signe supplémentaire: alors que je traversais un petit centre commercial pour aller rejoindre ma voiture, j’ai fait attention à ce que la sonorisation diffusait: Stéphane Eicher chantait Déjeuner en Paix.

Aurais-je pu imaginer plus paisible que cette pause déjeuner pendant laquelle je suis allé signer ce beau contrat?

I have become comfortably numb…

Ca y est, j’ai démissionné ce matin.

Je me sens léger, détaché, libre…

Je me permets même de me foutre un petit peu de leur geule… Je sais qu’il vont me pourir la vie sur les trois dernières semaines.
Pour ne pas qu’ils me prennent le chou avec ma nouvelle fonction et mon nouvel employeur, j’ai monté un gros pipeau…

Je fais croire que je vais rejoindre un groupe de vente en ligne, où j’aurai des responsabilités de contrôle informatique au niveau européen, et lorsqu’on m’en demande un peu plus, je déclare, un peu géné, que ce groupe est spécialisé dans la vente en ligne de produits pour adultes.

Comme j’interviens actuellement, pour quelques jours, dans une institution parisienne, où j’ai été très déçu de ne pas croiser Adriana Karembeu, je suis parti du sièging de ma sociéting de consulting après avoir réglé ce petit détail administratif pour le sud de Paris, pas loin de chez Faustine, par un trajet qui m’est complétement inhabituel.

Et là, de nouveaux signes:

En face de moi, sur le quai du métro, une affiche pour une exposition de photographies sur l’Inde.

Je prends la ligne 6, que j’ai du prendre au maximum deux fois dans ma vie… le métro sort de terre et la première devanture de magasin qui attire mon attention: Genty Gastronomie.

Voila…

Inutile de préciser que j’ai flané un peu en venant…

Pour finir le trajet, je devais faire cinq stations en Tramway… J’ai cherché un Vélib dispo (quitte à faire plusieurs stations) et j’ai roulé cheveux au vent.

Grand saut dans le vide!

Ca y est, j’ai démissionné, ce matin.

Plus question de regretter maintenant.

J’ai eu quelques échanges avec mon futur directeur ces derniers jours.
Ils ont été rassurants à chaque fois.

Par contre, du côté de ma SSII, la réaction a été mesquine, dirais-je…

“Oui, tu le savais pas mais on t’a défendu, au début de ta dernière mission, ils ne voulaient pas te garder et on t’a sauvé…”
“Le directeur veut que tu fasses tes trois mois de préavis, mais moi, j’ai réussi à négocier pour que tu puisses partir tout de suite”.
“Dis nous à quelle date ça t’arrange de partir… Ah mais non, finalement tu finis demain soir comme ça, ça nous coûte pas cher”.

Donc:

J’ai donné ma démission ce matin.
Mon préavis se termine lundi soir.
Je signe officiellement mon nouveau contrat jeudi à 14h30.
Je commence lundi 20, pour deux semaines, puis je pars deux semaines en vacances.

En gros, je vais pouvoir me reposer toute la semaine prochaine!

Après avoir quitté les locaux de ma SSII ce matin, je suis allé faire des folies à la défonce, afin de fêter dignement, dans une dizaine de jours, mes vingt ans de mariage…

Et puis, je suis allé chez les Fennecs finalement acquérir cet ouvrage: 

 Grosse activité musicale hebdomadaire jusqu’à la fin du mois:

Samedi 11: concert “celte” avec Carlos Nuñez, Dan Ar Bras et Alan Stivell
Samedi 18: Je vais faire 150 kilomètres pour aller voir un gentil chanteur
Samedi 25: Laurent Viel
Vendredi 1er Juillet: Dieu à nouveau à Bercy.

Happy ending?

Vraiment eu du mal à redescendre après le concert de lundi soir.

Et d’un autre côté, pourquoi vouloir redescendre?

Un détail que je n’avais pas mentionné: j’avais allumé mon portable à l’entracte, rien de particulier.

Je rallume le portable à la fin du concert, et là, j’ai un SMS de ma plus jeune, qui est en voyage scolaire en Grèce: “Je crois que je me suis cassé un orteil sur la plage, j’ai très mal au pied”.

Que faire? Pas grande chose… Elle est loin, et de toute façon, ils sont censés rentrer le lendemain.

Ah, j’oubliais, la semaine avait bien commencé car, dès lundi matin, j’ai appris qu’un ami allait être papa.

Mardi matin, en arrivant au bureau, je m’aperçois qu’on m’a collé une réunion à 17h00… Or, j’ai un entretien prévu sur les chanzélizés à 17h45…

Habile subterfuge, je mentionne l’incident de ma fille et je dis que j’aimerais bien quitter le bureau à 17h00 pour pouvoir aller la récupérer directement à Roissy, car je crains qu’elle ne puisse pas marcher pour rentrer en RER.

(Entre temps, j’avais quand même eu des nouvelles, ça avait l’air d’aller)

Je vais donc à mon rendez-vous le soir -même, avec un chargé de recrutement du cabinet et le responsable d’un service informatique d’une grande mutuelle…

Première constatation lorsque j’arrive, je vois une liste à l’accueil, 7 ou 8 noms, je suis l’avant-dernier: ils ont fait une série d’entretiens toute la journée pour ce poste, et à cette heure de la journée, ils en ont peut-être assez. 

Ils ont l’air épuisés effectivement et récitent un peu leur texte.

Contexte difficile, mais j’ai l’impression d’en avoir fait une bonne (d’impression)…

Mais comme à chaque fois, je me fais peut-être des illusions.

Ils doivent débriefer les entretiens et promettent de me tenir informé lundi prochain… Ils souhaitent boucler le recrutement dans les deux semaines à venir.

(Tiens, juste pour le suivi, j’ai contacté la recruteuse pour Yves GrosCaillou, elle n’avait pas encore eu le temps de faire le point avec eux et ne pourrait pas le faire cette semaine à cause du pont… Rien à attendre avant la semaine prochaine)

Je rentre à la maison, la plus jeune n’est pas encore rentrée, mais on a échangé par SMS et ça a l’air d’aller.

Je passe furtivement à la maison car j’ai un rendez-vous avec une amie et je repars donc rapidement.

22h00, quand je rentre, la petite est là, dans un état meilleur que craint!

Sommeil à peu près serein…

Mercredi matin, retour dans cette entreprise nucléaire… Ma mission est terminée, mais comme je n’en ai pas d’autre pour l’instant, ils apprécieraient que je file un coup de main sur les projets.

Etrange!

Passage dans l’antre des Fennecs de la défonce le midi, je voulais trouver le nouveau Philippe Djian (mais il n’est pas encore sorti)

Du coup, j’ai pris ça à la place:

C’était mon dernier jour (sauf que j’ai appris depuis que j’y retourne lundi)… donc j’ai bien rangé mes affaires, et comme j’avais plus ou moins tout bouclé, je suis parti un peu avant 17h00.

J’avais rendez-vous à 18h00 avec le directeur du cabinet de consulting.

Je ne le sentais pas, j’en avais parlé à madame.

Impression qu’ils cherchaient des gens pour les placer sur des missions dans des grosses boites et démerdes toi, mon gars. (un peu comme ma SSII).

Sauf que je me trompais.

Le directeur m’a rassuré et impressionné fortement.

A la différence d’une SSII, ils sont spécialisés dans un seul domaine: les processus d’organisation de services informatiques, avec, comme objectif, leur certification qualité.

Ma SSII actuelle est spécialisée en tout… et j’ai vraiment eu l’impression, avec ma dernière mission, que je devais me mettre en quatre pour tenir les engagements du commercial qui m’avait placé.

Le cabinet de consultants est tout petit, une trentaine de personnes, ils prévoient de doubler leurs effectifs sur les deux ans qui viennent.

(Je ne sais plus si on est deux ou quatre cents dans ma SSII, qui elle même fait partie d’un groupe immense)

Détail anecdotique, leur siège est à une grosse demie-heure de la maison, maxi… Un vrai luxe en région parisienne.

Bref, le directeur me plait bien… et ça a eu l’air réciproque.

A la fin de l’entretien, il me dit qu’il va demander à sa responsable juridique de me faire une offre de contrat pour la semaine prochaine!

Et côté salaire?

Il m’a demandé mes prétentions.

Je lui ai expliqué que suite à mon dernier licenciement économique, j’avais baissé mon salaire de plus de 10% mais que j’aimerais bien revenir à mon niveau précédent.

Son offre sera à ce niveau!

Ce qui a fini de me convaincre?
Après m’avoir présenté la société, il m’a demandé dans quelle fonction je me verrai le mieux évoluer!

Putain, ça fait du bien…

C’est le coeur léger que j’ai repris le chemin du retour.

J’arrive à la maison, je discute rapidement avec mon voisin et ami qui était avec moi au concert lundi soir, et je repars au bout de trois minutes: la plus jeune fait une représentation théatrale (un atelier qu’elle suit au collège depuis deux ans)… Vraiment impressionnant.

Troisième retour tardif à la maison de la semaine… Suis claqué, je vais bien profiter de ce long week-end.

Hier soir, au théâtre, j’ai eu une révélation… J’ai dit à madame “Je retournerais bien voir The Wall”.

Roger Waters devait faire une date, le 30 mai.
Vendue en moins d’une heure.
Le 31 Mai a été ajouté.
Vendue en une journée.

Une troisième date a été ajoutée.
Le jeudi 30 Juin.
Puis une quatrième, le vendredi 1er Juillet…

Ce matin, par curiosité, je regarde le site des Fennecs…
Complet pour toutes les dates!

Et puis, je me dit que je vais tenter de voir sur le site sur lequel j’avais pu obtenir les dernières places pour le premier concert… Il leur restait 30 places en fosse pour le concert du 1er Juillet.

Coup de fil à une amie pour lui proposer de m’accompagner.

20 minutes plus tard, j’avais ma place pour vivre à nouveau ce moment, sous un angle différent!

Bonne semaine, non?
- Un concert légendaire.
- Un ami très bientôt papa.
- Enfin un contrat, dans des conditions inespérées (et en plus, ils sont OK pour que je prenne mes vacances comme prévu début Juillet)
- Un second concert de Roger Waters en perspective.
(Sans compter Nuñez/Ar-Bras/Stivell dans 10 jours et Laurent Viel le 25).