Sage décision?

Après avoir pesé le pour et le contre, étudié les trois options qui se présentaient à moi, consulté mon éminence grise et une de mes chéries, ma décision est prise.

Je vais jouer l’honneteté jusqu’au bout.

Le message, ça sera: “M’auriez vous proposé un rendez-vous si dès le départ, j’avais annoncé que je n’ai que le Bac?”

Foutu pour foutu, autant ne pas avoir de problème de conscience.

Mauvaise nouvelle ce soir, le gars qui a proposé mon dossier pour le cabinet d’avocats a eu un retour. Ils n’ont pas retenu mon dossier.

Je ne sais plus comment je me sens.

Demain soir, rendez-vous reporté avec mister Consulting.

Je ne prends pas son numéro de portable. Je serai à l’heure au lieu de rendez-vous.

S’il ne me donne pas de nouvelles au bout de 15 minutes, je rentre à la maison.

Fausse piste…

Bon, ben, ça ne sera pas encore pour cette fois…

J’ai été reçu par deux charmantes jeunes filles d’origine polonaise.

Qui dès le départ m’ont confirmé qu’elle me proposaient un poste en SSII…

Et dès le départ, je leur ai dit que cela ne m’intéressait pas.

Mais comme elles étaient moins cons et suffisantes que le crétin que j’ai rencontré la semaine dernière, je suis quand même resté pour echanger avec elles.

Le poste pourrait être intéressant, et il est à un quart d’heure de chez moi, dans un village qui héberge, à l’extérieur, une filiale d’une grosse société, avec laquelle j’ai eu affaire récemment, une société géniale.

Je me doutais que c’était pour travailler chez eux.

Et en fait, la SSII essaie de remporter un marché pour placer des gens dans une autre SSII qui intervient dans cette société géniale.

Donc sous-traitant de sous-traitant…

Moins que moins que rien!

Eventuellement, si ça avait été directement dans la société géniale, j’aurais étudié la proposition, et encore, il est bien charmant le petit village, mais si ça marche pas, c’est le trou du cul du monde, et va postuler sur d’autres annonces quand il faut au minimum 45 minutes pour atteindre Paris ensuite.

On s’est quittés poliment, elles m’ont dit qu’elles allaient me positioner sur le poste, mais si elles me rappellent, je leur dirai que ça ne m’interesse pas.

Agréable surprise dans le train au retour, je me suis retrouvé assis en face du sosie d’une de mes chéries…

La photo n’est pas terrible:

Etrange…

J’ai reçu cet aprés-midi un mail de madame Blondetrésclasse du cabinet d’avocats…

En gros, ça me demandait de lui pardonner de n’avoir pas pu m’écrire avant pour me remercier pour le temps que j’ai accordé pour les entretiens et me dire qu’elle avait “particulièrement apprécié nos échanges” et me souhaiter de trouver rapidement “un poste à la hauteur de mes compétences”…

J’ai trouvé que ça faisait un peu retournage de couteau dans la plaie.

Etrange quand même…

J’ai donc fait suivre à madame Bahnon du cabinet de recrutement en disant que je ne savais pas si je devais répondre, et ce que je pouvais répondre…

Et là, ça a été encore plus étrange…

En gros, madame Bahnon m’a dit que cela semblait être un message de bon coeur, que madame Blondetréclasse avait été elle-même trés déçue de la décision finale, que la vie pouvait changer à tout moment et qu’ “autant garder le contact avec elle”.

Elle conluait son mail par un “Ne vous découragez pas, vous êtes une personne de qualité, vous allez trouver un poste intéressant à la hauteur de vos attentes.”

Je ne sais quoi penser (à part que c’est peut-être une phrase creuse, juste par politesse).

Bon, j’ai pris ma plus belle plume informatique habituelle pour répondre à madame Blondetrésclasse.

J’ai commencé fort en la remerciant de son gentil message qui malheureusement ne fait qu’accroitre l’ampleur de ma déception.

J’ai passé une deuxième couche en lui disant que maintenant les postes que je trouve dans les annonces me paraissent bien fades.

Et puis, je lui ai demandé si elle pouvait m’expliquer un peu ce qui a fait que je n’ai pas été retenu finalement.

J’ai comme l’impression que c’est un critére complétement subjectif et qu’aucune raison logique ne saurait expliquer la décision finale…
L’autre a dû avoir une personnalité exceptionnelle, ou alors faire de la lèche (ce qui n’est pas dans mes cordes, et c’est peut-être ce qu’ils attendaient) pour avoir le poste… étant donné l’impression excessivement positive que j’avais eu à l’issue du dernier entretien.

Rah :(

Bon, ben, ça y est, c’est fini.

Madame Bahnon m’a appelé vers 19h00 pour me dire que le recrutement avait été réouvert mais qu’en fait, il y avait deux cabinets de recrutement sur le coup et que le poste avait été proposé au candidat présenté par l’autre cabinet.

Il parait qu’il était moins compétent que moi, mais qu’il a plus plu au grand avocat qu’il est plus connu qu’Eve Angeli.

Bon, au moins, on est fixés.

Entre ça et le coup de ma SSII d’hier (t’es super mais on trouve des pretextes à deux balles pour pas t’augmenter), c’est pas une très bonne semaine… Côté santé, je me remet de mon violent coup de froid de la semaine dernière, mais c’est pas encore ça.

Ce midi, j’avais besoin de prendre l’air alors je suis allé voir le dépot-vente pas loin de mon bureau.

Dans l’ordre, j’ai trouvé ça:

C’est histoire d’avoir tous les épisodes.

Par contre, je suis super content d’avoir trouvé cette édition collector:

Une des premières apparitions de Colin Firth à l’écran dans ce qui, parait-il est une excellente mini-série britanique de 5 heures.

Pour l’anecdote, le personnage joué par Colin Firth dans cette fresque s’appelle Darcy…

La future auteure (auteuse? autrice? Est-ce qu’elle a une autruche, l’autrice?)  du journal de Bridget Jones, Helen Fielding a nommé un de ses personnages Darcy, dans son roman, parce qu’elle avait été impressionnée par l’interprétation de l’acteur sans savoir que ce serait Colin Firth qui jouerait le rôle dans le film tiré de son livre.

Vous aurez peut-être appris quelque chose.

J’ai aussi trouvé ces deux CDs:

Je ne suis pas sûr de ne pas déjà l’avoir… Je fouillerai dans mes CDs ce week-end. Si c’est le cas, je l’offrirai au premier qui le voudra.

Par contre, celui-là, je suis sûr de déjà l’avoir, et je l’ai pris pour pouvoir l’offrir à celui qui le veut: