Extremes!

Deux vrais extrêmes en six jours.

Samedi dernier, je suis allé voir Laurent Viel à la Manufacture Chanson.

Petite salle, une soixantaine de personnes au grand maximum.

Une proximité incroyable pour un chanteur du même niveau.

Nouveau spectacle très sympathique, organisé autour de reprises de chansons du patrimoine francophone.

Laurent Viel est toujours un vrai plaisir à voir en spectacle, toujours épaulé par l’excellent Thierry Garcia à la guitare (et à la trompette).

Et six jours plus tard, je me retrouvais dans la fosse à Bercy pour la deuxième couche de The Wall par Roger Waters.

C’est peut-être la dernière fois qu’on le verra à Paris.

Pas vraiment la même ambiance que la Manufacture Chansons… Un peu plus de monde quand même.

Changement d’angle pour moi. Fin mai, j’étais tout en haut des gradins.
Là, j’avais une place pour la fosse.

Arrivé tôt, je me suis placé exactement où je voulais me mettre:
Au milieu, devant la console.

Enfin, à ce niveau-là, on ne parle plus de console, mais plutôt de tour de contrôle!
Au moins 4 consoles, des dizaines d’écrans, une douzaine de personnes pour s’en occuper!

Je connais le spectacle par coeur (vidéos Youtube et celui de Mai), donc, je ne m’attendais à aucune surprise visuelle… Par contre, niveau son, c’est exceptionnel à cet endroit.

Quadriphonie, bruitages, ça vient de partout à la fois!
C’est net, puissant, profond…

Bref, j’ai beaucoup apprécié… sauf la seconde partie où un gros naze s’est collé devant moi… Plus grand que moi, 20 kilos de plus, et une photo toutes les 5 secondes, les bras en l’air…

Le mec a claqué 70 Euros pour passer le concert à prendre des photos toutes moches alors qu’on peut en trouver des superbes sur Internet en 5 secondes.

J’ai vu une partie du spectacle à travers l’écran de son appareil.

Ca gache…

Je me suis longtemps demandé si j’allais lui faire une remarque et lorsque je l’ai fait, ça n’a pas raté…

Il m’a engueulé dans une autre langue (ce devait être un allemand ou un néérlandais) et n’a rien changé… sauf qu’en plus, il faisait exprès de s’assurer qu’il était bien dans mon axe visuel, et qu’il se penchait bien en arrière pour prendre ses photos.

Gros con!

Bon, enfin, je suis content d’avoir assisté à ça…

En cadeau, je vous met quelques photos prises par mon ami Claude qui est venu avec moi au premier concert…

Photos qui n’ont géné personnes vu qu’on était assis, dans les gradins, à l’avant-dernier rang, tout en haut.

Il a un super zoom! 

Côté boulot, c’est pas pire…

Mon chef déblatère en permanence sur le directeur, alors j’ai décidé de voir venir.

De toute façon, j’ai pas vraiment le choix… je suis dans le bateau maintenant, alors autant ramer dans le sens du courant.

Je suis allé lundi à l’entretien pour lequel j’avais été contacté.
Ca s’est super bien passé, le mec m’a dit que c’était OK pour lui et que dès le lendemain, ils mes recontacteraient pour la suite du recrutement.

Sauf qu’ils ne m’ont jamais rappelé et que quand j’ai joint le cabinet de recrutement en fin de semaine, ils ont réussi à savoir que la boite faisait pour l’instant une offre à l’autre candidat, mais qu’ils reviendraient probablement vers moi dans un proche avenir.

Des guignols, quoi!

Je vais essayer d’oublier tout ça… Je suis en vacances!

Direction la Sarthe demain matin pour une semaine de navigation!

Vite réglé

Ca a été vite réglé l’entretien avec le “chasseur de tête” ce soir…

J’y allais principalement pour sanctionner sa ténacité et surtout au cas où ça aurait pu déboucher sur autre chose…

Rendez-vous à 18h00, j’arrive pile à l’heure et je commence à douter en voyant l’immeuble: un centre d’affaire… Le genre de truc où les “entreprises” louent juste un bureau, une boite aux lettres et les services d’une receptionniste.

Parlons en de la réceptionniste, à la limite de la vulgarité… Je dis que j’ai rendez-vous dans l’entreprise NomAnglaisAlaCon.

Elle appelle et dit “votre rendez-vous est arrivé”.
Cela signifierait-il que l’entreprise NomAnglaisAlaCon, c’est juste une personne?
Je commence à le penser.

“On vient vous chercher”.

OK, j’attends…

J’attends 10 minutes… Personne ne sort, les bureaux sont déserts, je me dis que si rien ne se passe à 18h30, je me casse.

Mon contact à particule, on va l’appeler monsieur de Maiquouyes, arrive enfin, et au premier regard, je le catalogue.
Un naze!

Chemise terne, regard en coin derrière des gros verres (Exactement le même regard plein d’intelligence que celui de Didier Super sur la photo que j’ai publiée hier).

M’enfin, on ne sait jamais, je vais lui laisser sa chance.

On ne croise personne, on arrive à son bureau qu’il a fermé à clef… Donc ça veut dire qu’il m’a fait patienter une dizaine de minutes pour rien.

Il ouvre la porte et là, je retombe en enfance, une odeur que je n’avais pas vécue depuis mes 10 ans.

Un vestiaire de judo… Habile mélange de chaussette sale et de transpiration refroidie.

Super!

La déco est à l’avenant… Rien. Des murs ternes, un pauvre tableau tout pourri, un vieil ordinateur sur un bureau qui pourrait venir des encombrants d’une ville de banlieue.

Une super vue sur une arrière-cour morose.

On s’installe. Monsieur de Maiquouyes me déballe sa carte de visite pompeuse et commence par me demander de présenter mon parcours et mes attentes, il me parlera ensuite du poste en SSII si celui-ci correspond à mon profil.

Et là, je le calme…

C’est moi qui vait mener l’entretien!

Je lui dit que comme c’est lui qui a insisté pour me rencontrer, c’est lui qui va me présenter le poste pour commencer et je lui précise vite fait mes attentes: Je suis en SSII, le principe ne me convient pas, et quoiqu’il arrive je vais quitter rapidement ce système.

Il commence à me sortir des conneries comme quoi si je n’étais pas interessé par un poste en SSII, il ne fallait pas accepter le rendez-vous.

Eh Ducon, je te l’ai dit dès la première minute du premier appel téléphonique et t’as insisté comme un lourd…

Oui, mais bon, je vous présente le poste, c’est pour une SSII qu’elle est très grosse, 90.000 employés, plein de responsabilités, des gros budgets à gérer, des miliers de postes de travail à assurer…

(Et là, dans ma tête, je me suis dit “Ca y est, encore un qui joue à celui qui a la plus grosse quéquette…”)

J’ai essayé de lui faire comprendre que tous ces gros chiffres ne m’intéressaient pas, que je cherchais à faire du travail de qualité, qui me satisfasse et qui soit utile…

Et lui, il a continué avec sa grosse quéquette…

Il a osé me dire ensuite que les postes que je cherchais n’existaient plus, que les entreprises sous-traitent tout désormais et qu’il ne fallait pas espérer trouver un poste directement dans une entreprise.

(Et les deux pistes qui ont été loin depuis le début de l’année, crétin, c’est dans mes rèves?)

En gros: je te vends de la merde et j’essaie de te persuader qu’il n’existe rien d’autre à manger.

Bref, au bout d’un quart d’heure, j’étais re-sorti.

Il faisait doux dehors!

Chaude piste, ça brûle!

Me voici de retour de mon entretien dans la SSII.

Qu’est-ce que je me suis éclaté!

Deux en face de moi, une jeune recruteuse assez sympa et le mec que j’avais eu au téléphone, le prototype du petit oisif fils à papa belle chemise, Iphone à la main et yeux rouges, je viens de fumer un pétard.

Aucun intéret.
De toute façon, je ne me souviens même pas d’avoir entendu le son de sa voix.

La demoiselle a commencé en annoncant qu’elle allait me présenter la SSII, qu’elle me demanderait d’expliquer mon parcours et mes attentes, et qu’enfin, elle me présenterait éventuellement des missions qui pourraient correspondre.

Et là, j’ai commencé mon festival!

“Comment ça? Vous m’avez fait venir alors que vous n’avez pas vraiment de poste à me proposer? Donc, je cherche à quitter une SSII et vous m’expliquez que je viens à un rendez-vous dans une autre SSII sans poste?”

Euh, mais vous avez posé votre candidature?

Ah non, pas du tout, c’est votre collègue qui m’a appelé aprés avoir trouvé mon CV sur le Net.

Deuxième couche:

Bon, présentez moi votre parcours…

Ben, j’ai le Bac.

Et c’est tout?

Oui, c’est tout! J’évolue à des fonctions Bac+5 et j’ai envie d’avoir affaire à des gens qui ne s’attachent pas aux étiquettes…

L’entretien s’est super bien passé, j’étais en position de force alors j’ai mené les débats!

Je les ai achevés lorsqu’elle m’a demandé si j’avais d’autres pistes…

“Oui, si tout va bien, je décroche un nouveau boulot demain!”

Oui… Un bon entretien.

Ca m’a mis en joie et ça m’a motivé pour demain!

Génial, ils sont réactifs!

Alors, là, je suis admiratif!!!

J’avais postulé au plus tard le 10 Décembre…

Ils m’ont recontacté fin Janvier pour me proposer un rendez-vous le 2 Février, soit facilement 7 semaines après l’envoi de mon CV.

Le 3 Février, avant midi, j’avais déjà reçu le mail standard que je suis super mais ils ne souhaitent pas retenir ma candidature…

C’est vraiment une société géniale!

Merci, merci…

Bon, hier, j’avais constaté que vous aviez pulvérisées les stats quotidiennes de visites de ce blog, passant de 42 à 51…
Aujourd’hui, je m’aperçois que vous les avez atomisées dès le lendemain avec 78 visites!

Pour en revenir à mon entretien d’hier avec ces gentils messieurs de cette société géniale, ça m’a tellement perturbé leur rencontre que je n’avais qu’une idée en sortant de leur grande tour à la Défense (d’ailleurs, la taille de cette tour, ça doit être pour compenser quelque chose): regarder le score du match du PSG en Coupe de France.
C’est vous dire si j’étais troublé!

Comme je te sais friand de petits détails concernant mes petites habitudes, curieux lecteur, et toi aussi, trop mystérieuse lectrice, je vais t’en livrer un.

J’ai un bon vieux lecteur MP4 depuis quelques années sur lequel je stocke chaque nouveau disque que j’achète (avec à chaque fois, le crèvecoeur de devoir choisir quel autre disque supprimer).
J’ai à peu près 1600 chansons dessus (alors que dans ma jeunesse, j’avais un Walkman Sony à cassette, 90 minutes maxi et avec des piles qu’il fallait changer toutes les quatre heures).
J’ai aussi quelques clips (Gérald Genty, Didier Super), une ou deux chansons en concert de Gérald, et un super reportage de la BBC sur Pink Floyd de plus d’une heure.

J’écoute les chansons en mode aléatoire, ce qui me fait des suprises régulièrement.
(Sauf quand je viens d’y ajouter un nouveau disque, je l’écoute au moins une fois en entier et dans l’ordre)

Chaque matin, en arrivant au bureau, et le soir, avant de l’éteindre, je passe les chansons qu’il me propose, jusqu’à ce que j’en trouve une dont je me dis “Tiens, celle-là sera très bien quand je rallumerai le lecteur”.

Et généralement, lorsque je l’allume, le matin ou le soir, je suis content de commencer avec une chanson que j’apprécie un peu plus.

Hier matin, je savais que j’aurais besoin d’un truc sympa parce que je ne rallumerais mon lecteur qu’au moment de me rendre à l’entretien dans la société géniale.

Très vite, il m’a proposé une chanson d’un gentil chanteur que j’ai depuis quelques mois est qui est vraiment excellente.
Celle-là, je l’écoute dès que j’en ai l’occasion, au moins plusieurs fois par semaine.
C’est vraiment du tout bon!
Parfait pour me motiver avant l’entretien.

Le choix aléatoire m’a proposé ensuite une chanson de Susan Boyle, j’ai passé.

Même processus avant d’arriver dans leur grande tour: choix d’une chanson avant d’éteindre.

En sortant, je le rallume… Finalement, la chanson choisie à la hâte ne me convenait pas tant que ça… Je passe à la suivante:
Creepshow de Twelfth Night.
Un grand bonheur!

Et ensuite, re-Susan Boyle…
Les hasards du choix aléatoire!

En parlant de musique, hier soir, j’ai reçu un mail d’un gentil chanteur qui me proposait de m’appeler aujourd’hui parce qu’il a un truc à me demander…
Aucun problème, il sait qu’il peut compter sur moi!

Pour en revenir aux stats d’hier… Je suis assez surpris: le seul critère de recherche utilisé pour venir me voir, ça a été “Benoit Magimel”… Je n’ai pas souvenir d’avoir parlé de lui dans ces pages.
(Les 77 autres visites, ça devait être des habitués, ou des filles folles de moi)

Et enfin, en lisant les commentaires sur le dernier post d’hier, je me dis que tu as probablement raison, Anton!

Pas déçu…

Allez, un petit mot vite fait après l’entretien dans cette société géniale.
(Comme ça, ça fera probablement pulvériser les stats quotidiennes, on en était à 51 à 20h00)

Je ne m’attendais pas à grand chose, j’ai eu ce que j’attendais.

Je suis tombé face à deux gars sympathiques, mais qui attendaient un niveau technique de ma part que je n’ai pas (l’annonce était mal libellée, cette nuance technique était bien indiquée, mais elle semblait fortement accessoire, alors qu’elle était essentielle).

Donc il y en a un qui a commencé à me cuisiner sur ces aspects techniques et j’ai eu l’impression d’être à un concours de celui qui en a la plus grosse…

Sincérement, ce genre de concours, je m’en bat d’une puissance…

Et vous connaissez ça, et si je vous parle de ça, ça vous fait penser à quoi…

Au point qu’assez rapidement, c’est moi qui ai dit “Bon, ben, c’est pas la peine de continuer, on perd tous notre temps et je vois que je n’ai pas le niveau technique que vous attendiez. Inutile d’insister”.

Du coup, ils ont recentré le débat sur les autres compétences et là, ça s’est super bien passé.

Mais comme je leur ai dit à la fin, inutile de me faire croire que “mon profil est intéressant, mais qu’on a d’autres candidats à voir, mais, c’est promis, on vous tient informé dans les semaines à venir”. Si ça va pas, ça va pas. Soyons adultes!

Sincérement, c’est pas ça qui va me perturber ma soirée…

Décidément, j’aime mieux les entretiens avec des femmes, elles se sentent moins obligées de montrer qu’elles ont un plus gros zizi!