Carte blanche à Gérald Genty – Dame de Canton – 13 Avril 2018

Bon, c’est simple, on va diviser la population en deux.

Ceux qui ont assisté à cette première Carte Blanche à Gérald Genty, et les autres…

(Petite précision immédiate, toutes les photos de cet article sont de mon amie Gwenn… sauf peut-être deux ou trois moches, des balances, qui sont de moi).

Ceux qui étaient présents à la Dame de Canton ce vendredi 13 Avril 2018 pourront donc fièrement, dans les années à venir, dire « j’étais à la première Carte Blanche à Gérald Genty ».

Petit rappel historique… Dans ma vie de jeune adulte, j’avais organisé une poignée de concerts… et puis la vie venant, la famille se développant, sans y faire attention, j’avais arrêté… pendant plus de vingt ans.

Et puis, un jour de Septembre 2015, le déclic est revenu suite à ma rencontre avec l’exceptionnel David Ford… et je me suis remis à organiser des concerts.

Un premier concert de David Ford à la Manufacture Chansons en Mars 2016… et un an plus tard, ma mégalomanie prenant le dessus, j’ai eu envie de réunir deux amis, David donc et Gérald Genty, dans un lieu un peu plus grand… et après avoir un peu prospecté, je me suis fixé à la Dame de Canton… Le lieu m’a beaucoup plu… et surtout, n’étant pas du métier, quasiment aucune autre salle n’a daigné répondre à mes premiers contacts… Pas grave, j’ai découvert à la DDC une équipe excessivement sympathique.

C’est sans regret que j’y ai organisé un second concert en Octobre 2017. David Ford toujours, avec Parnell en première partie.

… et j’ai créé une association, Gentils Chanteurs, pour disposer d’un cadre un peu plus officiel dans la promotion et l’organisation d’un ou deux concerts annuels.

L’étape suivante me trottait dans la tête depuis un moment. Proposer à Gérald Genty d’instituer un rendez-vous annuel, en dehors des tournées habituelles, un peu foutraque, marquant, qui fidéliserait un public sur cet événement particulier et qui lui permettrait de sortir de ses performances habituelles…

(Mon inspiration ne vient pas de très loin. David Ford fait chaque année à Londres, un concert de charité pendant lequel il invite des amis – Tom McRae en 2017 – fait des reprises et propose des surprises. Les bénéfices sont reversés à une association)

Ma première idée était d’appeler ce rendez-vous « la fête à Gérald »… mais ce dernier a suggéré de changer le nom en Carte Blanche.

Avant même le dernier concert de David Ford à la Dame de Canton, nous avions statué avec Gérald d’essayer de caler une date au printemps et assez rapidement, j’avais signé pour ce 13 Avril… Un vendredi 13, pour un concert de Gérald Genty, ça ne pouvait pas se rater!

L’idée de l’affiche m’est venue d’un seul coup… et sa réalisation ne m’a pas pris plus de quelques minutes.

(Pour l’anecdote, il y a 3 versions différentes de cette affiche… celle pour le web, l’affiche physique et les flyers…. « Spectacle » y est écrit avec trois « orthographes » différentes.)

Difficile de promouvoir un concert quand on n’est pas du milieu… Je l’ai fait à l’artisanal… allant jusqu’à laisser traîner des flyers sur les sièges dans les métros et RER sur mon trajet de travail.

Les bonnes nouvelles ont commencé à arriver dans les dernières semaines…

Les pré-ventes augmentaient régulièrement, laissant espérer un équilibre financier… Équilibre qui a été atteint deux bonnes semaines avant la date…

Et côté artistique, Gérald partageait les noms de potentiels intervenants qui avaient plus ou moins accepté de venir…

Dans la majorité des cas, ils sont venus…

Ce vendredi 13, donc, difficile de tenir au bureau.. J’en suis parti vers 15h30 pour traverser Paris, un jour de grève…

Le soleil est avec nous et c’est par un splendide après-midi que je suis arrivé à cette désormais familière Dame de Canton.
Je l’ai dit, j’adore ce lieu, pour son côté cocon, sa proximité, sa simplicité originale et son équipe avec qui j’ai noué de bonnes relations (sans oublier leur restaurant fort agréable).

J’arrive vers 16h30, Gérald doit être là vers 17h00 (en fait, il m’appellera à ce moment là pour me dire qu’il est à peu près à mon point de départ… et donc qu’il lui reste une bonne heure pour arriver).

Ça me laisse le temps de vérifier que tout fonctionne pour mon introduction (Vidéoprojecteur, écran)…

… et de faire connaissance du sympathique Fred Radix venu répéter son intervention avec un Gérald qui arrivera trop tard (Fred faisant un spectacle au Grand Point Virgule à Montparnasse de 19h45 à 21h00)… Il reviendra à temps pour la deuxième partie de la Carte Blanche.

Arrivée de Gérald donc, installation, balance… et arrivée de deux de ses autres invités, Matthieu Askehoug et Ben Ricour…

20h30, la salle commence à être bien remplie… C’est parti pour plus de deux heures de voltige sans filet…

Introduction du célèbre « naturaliste en boules, de l’université de Neuf-Maître (Carhaix) », le professeur Gérard Maichant qui a apporté les preuves soutenant sa thèse déconstruisant les sources d’inspiration de l’oeuvre du chanteur comique Gérald Genty.

Et c’est parti pour la première des deux parties annoncées par Gérald… Il va revisiter son répertoire pendant la première heure, avant de faire intervenir ses invités pour la seconde partie.

Des morceaux connus (TER minable, Pyla), d’autres habituels des concerts de Gérald Genty (Cochons d’Inde, une douzaine de chansons courtes), une tentative de nouvelle chanson avortée après le premier vers… Une version désabusée d’Autruche.

Le public réagit à chaque anecdote, interagit avec le chanteur, toujours hilare sur les approximations, se demandant à chacune d’entre elles si elle est prévue ou non.

Gros succès pour cette première partie de spectacle… mais ce n’est rien vis-à-vis de ce qu’il se passera 15 minutes plus tard.

Après une courte pause, Gérald Genty présente son premier invité Ben Ricour…

Et ça démarre dans une autre dimension…

L’heure d’hiver, avec Askehoug au clavier et Gérald Genty à la guitare électrique.

Ben présente ensuite une chanson très émouvante: la machine.

Enchaînement d’un professionnalisme de très haut niveau pour une nouvelle chanson de Gérald, « Si j’étais », qui normalement est un duo avec une voix féminine… N’en ayant pas trouvé pour ce soir (un nom prestigieux a été un moment évoqué, avant de ne plus donner de nouvelles, et de présenter ensuite ses excuses une fois le concert passé… peut-être pour l’année prochaine?), il avait convié une actrice de charme italienne, Frida X, mais suite à un imbroglio, le duo sera assuré par Fred Radix… qui assurera sa partie avec son instrument préféré, son sifflement.

… avant de nous offrir une prestation incroyable: 23 chansons françaises enchaînées en moins de 2 minutes.
C’était d’autant plus touchant que cette chanson ne fait pas partie de son spectacle actuel.

Grand délire ensuite, avec l’intervention d’Askehoug sur la chanson de Gérald, « Tata ET ».

Puis, interprétation seul de deux de ses chansons… « Du style » et « La guerre des animaux ».

Petit moment émouvant avec Gérald, seul, qui interprète une de ses nouvelles chansons, « Planeur ». Très belle composition sur l’observation de ses enfants.

… et, encore un moment pas préparé, Gérald offre la scène à Nicolas Pantalacci/Monsieur Lune, présent dans la salle, pour qu’il interprète une de ses reprises de Renaud, avant de changer d’avis au dernier moment et qu’il nous offre une nouvelle composition inédite « Tête de gondole », hilarante observation des dérives de la célébrité.


Enchaînement surprenant ensuite, avec la reprise inattendue d’ « Auprès de mon arbre » de Georges Brassens par un Gérald bien aidé par toute une salle qui s’amuse à lui souffler les paroles et à chanter avec lui.

… et pour finir (malgré le dépassement du couvre-feu depuis quelques minutes déjà), l’habituel, participatif, « Mon prénom, c’est Gérald, pas Gérard ». J’aimerais dire que la chanson a provoqué de grandes réactions et des rires… mais toute la soirée a été comme ça.

Et puis cette annonce de pause concernant ses interventions scéniques, de plusieurs mois, afin de préparer son nouvel album.

Et ce ne sont donc que des sourires radieux qui ont hanté la Dame de Canton une fois les dernières notes éteintes…

Tout le monde était ravi.

Les spectateurs, la Dame de Canton (la meilleure affluence depuis des semaines), les invités, Gérald… et moi… le résultat dépassant tout ce que j’espérais d’une telle soirée…

On parle déjà de l’édition 2019!

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Croisière 4 – Jour 8 – Retour à Venise

Très difficile d’imaginer en revenant à Venise que nous n’avions quitté cette ville qu’une semaine plus tôt, à peine…

Joli dernier lever de soleil depuis la terrasse…

Dernier petit déjeuner… et on se replie sur la terrasse des beaux-parents que j’avais choisie stratégiquement pour profiter de l’arrivée sur cette jolie ville.

Vous vous rappelez des photos d’une espèce d’atelier de réparation de gondoles le premier jour? Le voici à nouveau vu d’en haut.

Un peu d’attente avant le débarquement.
J’en profite pour ingurgiter un dernier cocktail.

Et nous voila de retour, définitivement sur la terre ferme.

Nous rejoignons l’hôtel des parents (ils restent une journée de plus pour profiter de la ville) où nous laissons nos bagages pour une dernière promenade rapide dans le quartier Nord (le Ghetto, principalement).

… Et nous voila repartis vers Paris, après une dizaine de jours incroyables.

En attendant la prochaine croisière.

Croisière 4 – Jour 6 (Navigation) et Jour 7 – Dubrovink

Seul jour de navigation, le trajet entre Athènes et Dubrovnik… Journée moyenne niveau météo, quelques vagues, beaucoup de vent, quelques gouttes…

Ça se voyait depuis notre balcon que la mer était un peu plus violente que les jours précédents… mais aucun mouvement perceptible sur le bateau.

On a dû bien occuper notre journée… Je n’ai aucun souvenir, en tout cas pas celui de m’être ennuyé.

Soirée de gala… et deuxième invitation pour un cocktail avec le commandant, cette fois réservé aux membres Costa avec un niveau supérieur… Nous étions à peine une cinquantaine dans le grand théâtre.

Petite promenade nocturne pour finir la journée.

Et réveil le lendemain dans une baie en approche de Dubrovnik.

Transfert en bus vers la vieille ville et on abandonne les parents pour partir explorer de notre côté.

Perso, je trouve que c’est pas parce qu’ils sortent de la guerre qu’on doit leur imposer nos merdes!

En dehors de ça, la vieille ville est superbe… et interdite aux véhicules, donc c’est un plaisir d’y flâner.

Tiens? Un téléphérique… Ben, prenons le pour voir tout ça de très haut!

Au sommet de la montagne, un paysage désertique et une forteresse qui présente encore les signes de la récente guerre.

On continue à profiter un peu du splendide paysage avant de redescendre.

Et nous profitons à nouveau des ruelles de la vielle ville (dans lesquelles de nombreuses scènes de Game of Thrones auraient été tournées)

Et nous revenons au bateau, comme toujours, pour assister au départ du port depuis notre terrasse.

Dernière soirée à bord!

Croisière 4 – Jour 5 – Athènes

La plus longue escale de la croisière.

Arrivée vers 7 heures, retour impératif au bateau à 15h30.

Levée du soleil sur le port du Pirée.

Tiens, ça fait longtemps que je n’avais pas fait de surprise à madame pour cette croisière des 50 ans…

Là, j’avais failli me dévoiler lorsque nous préparions le voyage… Je lui avais dit que j’avais réservé une excursion de groupe qui devait nous amener voir les principaux monuments d’Athènes, puis, sachant que nous y sommes déjà venus deux fois, et que nous connaissons les principaux lieux, ne voulant pas qu’elle se demande pourquoi j’avais pris une formule un peu rigide, j’avais rétro-pédalé en disant que j’avais pris des billets pour un bus touristique qui nous permettrait de monter et descendre où on veut, près des principales attractions de la ville.

Et puis, en début de croisière, je lui avais « dévoilé » qu’en fait, oui, j’avais pris la fameuse excursion qui allait nous amener voir, avec un troupeau de touristes, les principaux lieux, tout simplement parce que ses parents ne connaissent pas Athènes et que, seuls, nous aurions pu utiliser les transports en commun, mais que vu l’age moyen, il était plus simple de circuler en bus.

Donc, on descend du bateau pour 8h30 et, à la sortie du terminal de croisière, madame se demande pourquoi il y a un monsieur élégant qui tient un panneau avec mon nom… et qui me sert la main.

J’avais bien réservé une visite de la ville et des principaux monuments… mais une visite privée… un beau mini-bus Mercedes climatisé pour 20 personnes, rien que pour nous.

Le chauffeur/guide, Elis, est d’une gentillesse incroyable… Il nous conduit pour commencer, à l’Acropole, et nous donne plein d’explications en chemin, puis avant de nous laisser partir à l’assaut du lieu, en anglais (je traduis pour tout le monde). Ses informations pratiques nous permettent d’accéder au lieu aisément, et celles historiques indispensables pour mieux aborder le site.

L’Acropole était à peu près calme quand on y est arrivés… (Ça sera nettement plus insupportable une heure plus tard quand on est repartis)

La vue sur la ville (et sa pollution) est incroyable de là-haut…

Redescente tranquille, petit passage sur le fameux rocher qui fait face à l’Acropole et Elis nous récupère.

Direction le parlement et sa fameuse relève de la garde… avec, encore une fois une somme d’informations précieuses (sur le nombre des plis des jupes des Evzones ou sur leurs pompons…)

Direction l’impressionnant stade Olympique ensuite.

Puis l’Olympion, havre de tranquillité au sein de cette ville dense, avec une herbe qui donne envie de se rouler dedans…

Le temps passe… Etape suivante (et quasiment finale), l’Agora, autre espace de calme, à la limite du bouillonnant quartier de Plaka.

Promenade dans Plaka ensuite et passage par une place/marché aux puces qui m’avait beaucoup marquée lors de notre passage quelques années plus tôt avec les filles.

Le métro qui passe au ras des ruines à la limite du quartier m’avait aussi marqué…

Une affiche italienne du Petit Baigneur à Athènes… Pourquoi pas…

14h00… On sonne la cloche de fin, Elis doit nous ramener au port pour 14h30 (la visite était réservée pour une durée de six heures)…

Le temps d’acheter (et d’envoyer) quelques cartes postales, et d’acquérir un peu de liquide local… et nous voila repartis pour la remontée vers Venise…

Croisière 4 – Jour 4 – Santorin

Probablement la plus belle escale de la croisière, bien que courte, comme les autres (une demie-journée à chaque fois)

Matinée tranquille à faire des jeux de société au bar avec les parents, puis montée sur le pont pour en prendre plein les yeux pour l’approche…

Seule escale où nous débarquons en chaloupe (et pour cause, il n’y a pas de port de taille à accueillir les paquebots de croisière).

Ces pratiques embarcations nous déposent au pied d’une falaise menant à Thira, une des « villes » principales de l’île.

Deux solutions (et demie) pour monter en ville:

Un chemin (et la possibilité de le faire sur le dos d’ânes exploités dans des conditions inhumaines) ou un téléphérique.

On choisira cette seconde solution, se gardant la possibilité de redescendre par le chemin…

Un peu déçu par Thira, qui n’est qu’une succession bétonnée de boutiques de souvenirs ou de vêtements, le tout en provenance de Chine, même si le point de vue est sympathique.

On avait fait le tour en moins d’une heure (on avait décidé de faire un break avec les parents sur cette escale et étions partis de notre côté)… et il nous en restait au moins trois (des heures, pas des parents) avant d’embarquer à nouveau.

J’avais repéré, lors de la préparation de la croisière, des agences de location de voitures dans la rue principale… alors on en a loué une pour deux heures et nous sommes rendus à la pointe de l’île, dans la vile d’Oia, bien plus agréable et moins mercantile…

Pas difficile, il n’y a qu’une seule route.

Attention, festival de photos cartes postales.

Retour un peu tendu… Lorsque j’ai voulu reprendre la route principale, un chauffeur de bus nous a fait signe qu’elle était fermée (enfin, c’est ce qu’on a compris) et on a donc pris une route secondaire qui faisait le tour de l’île par la côte Est… et qui était parfois fermée pour travaux (donc sans revêtement)… Le 4×4 qui me précédait passait, alors j’ai suivi avec la petite voiture…

Bon sens de l’orientation, on est revenus pile au bon endroit pour rendre la voiture, dans les temps.

Madame avait mal aux pieds, donc on a pris la solution de fainéantise et on est redescendus par le téléphérique… et on est retournés tranquillement au bateau pour une nouvelle soirée agréable (départ de l’île depuis notre table de dîner à travers la grande fenêtre…)